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Le nouveau CA07/08/2009
La CGT et le CNOSF un nouveau Président et un nouveau Conseil
d'Administration ont été élus en mai 2009, élections que nous avons suivi
de près. en effet par son réseau de militants engagés tant dans
les clubs d'entreprises que dans les clubs associatifs, mais aussi par les
professionnels syndiqués qu'ils soient du secteur privé (UCPA, secteur
marchand, employés des associations) ou du secteur public (ETAPS,
personnel de jeunesse et sport), la CGT fait partie intégrante du
mouvement sportif. nous avons donc apporté notre contribution à la
réflexion (voir actualité et propositions). c'est dans ce cadre que nous
avons rencontré Denis Masseglia en tant que candidat.
nous
avions convenu de nous revoir. cette rencontra aura lieu en septembre. pour
éclairer le débat nous publions les écrits de la FSGT ainsi que les
propositions de Denis Masseglia.
Sauvons nos clubs
Sauvons le service public du sport associatif de la population
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La
FSGT élue pour la première fois au Conseil d’Administration du CNOSF
communiqué de la FSGT 20 mai 2009
Pour la
première fois depuis la création du CNOSF, la candidate de la FSGT, Lydia
Martins Viana a été élue au Conseil d’administration du CNOSF, qui sera
présidé par Denis Masséglia. Le président sortant, Henri
Sérandour, ne se représentait pas et 4 candidats briguaient sa succession. Sur
les 43 membres du CA, 20 ne se représentaient pas. Cette situation inédite
a engendré pendant plusieurs mois des débats multiples, comme nous n’en
avions pas connu dans le mouvement sportif français depuis plusieurs
années. La FSGT s’est largement exprimée durant cette période,
notamment dans une tribune libre du journal L’Humanité « Si j’étais
présidente du CNOSF » et dans une présentation de sa candidature, diffusée
à toutes les fédérations. Elle a aussi rencontré
longuement les quatre candidats et s’est adressée à eux encore ces
derniers jours. Voir les différents articles sur le blog… Nous avons porté
un regard critique sur la faible réactivité du CNOSF en regard de la
destruction des services publics du sport et le besoin d’un mouvement
sportif offensif pour défendre le sport de la population. On peut
raisonnablement penser, qu’au-delà d’une conjoncture particulière qui a
joué, les voix qui se sont portées sur la FSGT, l’ont été en connaissance
de cause. Denis Masséglia a été le premier candidat déclaré et à
présenter un projet de « gouvernance partagée », projet contenu pour
l’essentiel dans le livre blanc du sport français « La raison du plus
sport » réalisé en 2006. Il a été secrétaire général du CNOSF et au CA
durant les 4 mandats d’Henri Sérandour. Il était
certainement le plus consensuel. Il n’apparait donc pas spontanément comme
le « candidat de la rupture ». Il a cependant exprimé une volonté
d’impliquer largement toutes les composantes du mouvement sportif dans
l’activité du CNOSF. Le CA est d’autre part renouvelé à plus de 50 %. Nous
ne serons donc pas dans la stricte continuité. Les premiers actes du
nouveau CNOSF, la manière dont ils vont se décider, donneront des
premières indications. Nous avons d’ores et déjà demandé une rencontre au
nouveau président afin d’examiner avec lui nos implications possibles.
4
mai 2009
La FSGT est candidate au Conseil d’administration du
CNOSF. Pourquoi ?
Réponse dans la présentation de la
candidature adressée à l’ensemble des fédérations.
Premiers
effets sur le CNDS 4 mai 2009 Les initiateurs de la réforme n’en
espéraient certainement pas tant, eux dont le seul but est de réduire le
nombre de clubs bénéficiant des crédits CNDS et qui envisagent pour
l’avenir, de ne les distribuer qu’à des “têtes de réseau”. Nous
nous attendions à ce que les transformations opérées dans les procédures
de demande de crédits CNDS engendrent le renoncement de très nombreux
clubs. Mais à ce point ! Ainsi en Essonne, 152 dossiers ont été
déposés au lieu de 600 l’an dernier. Cela malgré l’engagement du CDOS
auprès des clubs, afin de les aider à réaliser leur dossier. Bien
entendu, ce sont les plus petites associations qui se sont découragées. De
ce fait, l’enveloppe réservée pour les clubs (65 % du total des crédits),
ne serait pas atteinte. Sera t-elle reversée aux comités départementaux
considérés comme ces fameuses “tête de réseau”, charge à eux de
redistribuer à leurs clubs ? Affaire à suivre…
Rencontre
avec Jean-Louis Boujon 4 mai 2009 Quatrième candidat déclaré à
la présidence du CNOSF, JL Boujon, directeur de l’UNSS et vice-président
de la fédération française de rugby, est celui qui présente le projet
peut-être le plus cohérent pour l’avenir du sport français. Au
centre de son projet, le « Parlement du sport français », afin d’organiser
le dialogue et la participation, associant les « correspondants permanents
» auprès du CNOSF de toutes les fédérations, les CROS et les CDOS, les
cadres techniques, la préparation olympique, associant selon les sujets
l’Etat et les collectivités locales. Il s’agit de créer une
vrai dynamique collective, de permettre à chacun l’accès à la connaissance
des dossiers traités, pour construire des points de vue partagés pouvant
être ensuite portés par l’exécutif. Il est probable qu’une telle
disposition modifierait radicalement la situation actuelle et permettrait
de passer d’un CNOSF « à la remorque », défendant les intérêts de quelques
uns, à l’activité plus ou moins opaque, à un mouvement sportif offensif,
force de proposition. Dans trois semaines maintenant auront lieu les
élections. Souhaitons que, quelques soient les résultats, les idées et
débats qui sont nés dans cette période se poursuivent pour hisser le CNOSF
à la hauteur des enjeux que traverse le sport français.
Entrée
en résistance face au cynisme gouvernemental 30 avril 2009 La
Direction départementale de la Jeunesse et des Sports de la Loire,
direction appelée à disparaitre le 31 décembre 2009, s’est adressé aux
Maisons des Jeunes et de la Culture afin qu’elles participent au “mois de
l’engagement”. Ces dernières lui répondent… “ce dispositif
de valorisation de l’engagement des jeunes, présenté comme prioritaire
dans la politique jeunesse du gouvernement, connait une diminution
budgétaire de plus de 60% entre 2008 et 2009. Quel paradoxe de
constater un tel désengagement pour un mois dit de l’engagement… Ne
souhaitant pas cautionner, par une quelconque participation de notre part,
une politique gouvernementale qui ne cesse de se désengager de ses
missions de service public en matière d’éducation, de culture, de social,
de santé… bref de tous ce qui contribue au mieux vivre de la personne, à
son émancipation et à sa formation citoyenne, nous ne participerons pas à
cette initiative. Nous ne sommes pas dupes de l’écart, tous les jours
un peu plus important, entre les effets d’annonces et les actes posés par
le gouvernement (…) Nous entrons donc en résistance…” Une position que
nous sommes nombreux à partager.
Grand oral des candidats 27
avril 2009
Une première à la maison du sport français ce mardi 21
avril. Les 4 candidats à la succession d’Henri Sérandour présentaient leur
programme et répondaient aux questions d’un auditoire composé d’une
centaine de responsables du mouvement sportif. La FSGT, membre du
collège des fédérations multisports et affinitaire du CNOSF, a par
ailleurs déposé la candidature de Lydia Martins Viana à l’élection du
Conseil D’Administration. 4 sièges sont à pourvoir au sein de ce
collège composé de 13 fédérations.
Denis
Masséglia, fidèle à son projet de gouvernance partagée, élaborée
il y a plusieurs mois, a rappelé l’importance de travailler de manière
collégiale avec les 4 acteurs que sont l’Etat, le Mouvement sportif, les
entreprises et les collectivités locales. L’Etat doit se
positionner en facilitateur et régulateur et ne doit pas tout piloter. A
propos du financement du sport, il prône la mutualisation qui permettra de
réaliser des économies d’échelle et d’augmenter les ressources propres de
chaque fédération. Denis Masséglia souhaite également renforcé le mécénat
sportif, et assure que toutes les fédérations y gagneront.
Jean-Luc
Rougé, qui exposait son projet pour la première fois en public,
préfère parle de gouvernance “clarifiée” plutôt que ’partagée’. Les
relations avec l’Etat doivent être consolidée. Il
sollicitera un rdv avec le Président et le Premier Ministre dès son
élection. Le cnosf doit être au service des fédérations dans leur
diversité, grâce à une mutualisation dans l’organisation et
l’administration. Il propose l’organisation annuelle d’assises générales
du sport français, ainsi que des groupes de travail thématiques permettant
de se mettre à profit la valeur ajoutée des différents collèges. le
CNOSF doit également être un centre de ressources pour les fédérations. A
propos du financement, JL Rougé ne croit pas au mécénat “gratuit”. A
l’exemple de ce qu’il a développé au sein de la FFJDA, il pense nécessaire
de développer de réels partenariats commerciaux.
Guy
Drut, de retour de Tokyo et de Chicago où il auditionne avec le CIO,
les villes candidates aux JO de 2016, prône une gouvernance associant
collégialité, solidarité, mutualisation et subsidiarité. le
CNOSF devant jouer un rôle de catalyseur et garder toute son autonomie vis
à vis d’un Etat garant et non gérant. Une charte du sport français devrait
être annexée à la Constitution française. Avec comme objectif de “faire
savoir le savoir faire” du mouvement sportif français, l’ancien Ministre
souhaite renforcer les pôles de la communication et de l’international.
Concernant les financements, le candidat propose la création d’une cellule
économique capable d’analyser le marché et de faire de bonnes propositions
aux entreprises. Il suggère également que les gains des paris sportifs
soient équitablement répartis.
Jean-Louis Boujon a
confirmé sa candidature après avoir rédigé 4 lettres à l’attention des
dirigeants du mouvement sportif. La première proposition est de créer
un parlement du sport français permettra de décider ensemble des
orientations à donner, ce qui facilitera par ailleurs des prises de
décisions consensuelles avec l’Etat. JL Boujon croit par
ailleurs à une “France sportive”, respectueuse des valeurs de l’éthique et
de l’excellence. Cette France sportive sera valorisée par 4 chantiers
prioritaires : les équipements, l’encadrement, les clubs et les pratiques.
Enfin, à propos des financements, il propose la création d’un département
des partenariats économiques et stratégiques, garant d’une meilleure
répartition des ressources.
A propos des JO et de
l’International, tous les candidats s’accordent sur l’importance d’être
plus présent dans les instances du sport international et d’accueillir des
grandes manifestations sportives, y compris les JO. Denis Masséglia et
JL Rougé pensent nécessaire de plaider pour des JO en France jusqu’à leur
obtention, ce que ne partage pas Guy Drut qui pense que trop de
candidatures conduiraient à leur banalisation.
Une journée
à Nice… 21 avril 2009 Interview par un journaliste
du “Patriote”, rencontre avec Bernard
Marcario, directeur adjoint du cabinet de Christian Estrosi,
député-maire de Nice que nous avions interpelé sur la politique sportive
nationale, soirée d’information et de débat sur la RGPP, la réforme des
territoires et la politique sportive du gouvernement avec les militants du
comité FSGT, à laquelle participaient également Anne Julie Clary, vice
présidente du Conseil Régional chargé des sports, un représentant du CDOS,
le secrétaire de l’UD CGT…
Trois opérations très
utiles qui contribuent à faire connaitre et comprendre la destruction
engagée du sport associatif engagée par le gouvernement, exprimer notre
volonté de ne pas nous laisser faire et réfléchir à l’amplification des
actions en cours pour y parvenir. Ces rencontres montrent le grand besoin
qu’il y a d’informer, en détail, de la situation. Elles
montrent aussi l’impact des différentes mesures déjà prises ou à venir,
sur le sport local. Un tiers des clubs FSGT habituellement subventionnés,
risquent de ne plus avoir de subvention du CNDS. On imagine aisément les
conséquences qu’auraient la suppression de la clause générale de
compétence aux régions et départements (40 millions d’euros engagé par le
Conseil Régional actuellement) ou encore la suppression de la taxe
professionnelle (21 % des ressources de la ville de Nice). Découvrant la
situation, nombreux sont ceux qui s’étonnent que le mouvement sportif ne
réagisse pas davantage.
Ils ont parfaitement raison. Situation
d’autant plus incompréhensible que peu nombreux sont les responsables
sportifs rencontrés “en privé” qui soutiennent les réformes. Quand un
nouveau président du CNOSF aura été élu, l’ensemble des structures du
mouvement sportif devront être une nouvelle fois interpelées. Le besoin de
changer le système sportif est réel. Les évolutions des pratiques, la
place prise par les médias et les sponsors, les décentralisations
successives qui ont fait surgir de nouveaux territoires dans les
politiques sportives publiques, sont autant de raisons qui poussent à
transformer profondément le système. Ce qui est insupportable, c’est la
mise en place en pratique d’un nouveau système, sans qu’il n’y ait aucun
débat. Une journée positive à Nice. Si vous souhaitez prendre une
initiative similaire dans votre ville ou votre département, n’hésitez pas
à faire appel à nous. |
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